je peux filmer ta chambre ? de Toshikazu Nagae
Alors que Paranormal activity 3 déboule dans nos salles ce mercredi, voici l'occasion de parler de son cousin japonais : Tokyo Night. Un spin off qui reprend le même modèle des 2 précédents Paranormal activity, mais qui le calibre pour un public japonais. Pour une fois que les jap pompent sur une production américaine...
Les pieds dans le plâtre, Haruka se fait rapatrier chez elle à Tokyo, suite à un accident aux Etats Unis. Son petit frère geek, vidéaste amateur et fin cuisinier va s'occuper d'elle dans la grande maison. Sauf qu'il se passe des choses bizarres...
Premier constat, on a du mal à rentrer dans le film. On se pose plein de question : pourquoi ils vivent seuls dans cette maison, où sont les parents, que font ils ? Avant l'arrivée de la soeur, que faisait le petit frère seul ? il ne va jamais à l'école ? pourquoi il filme tout ce qu'il fait ? comment la canon HV20 posée sous le lit aurait pu filmer toute la nuit sans qu'on change la cassette ? pourquoi il a autant de camescope numérique chez lui ? comment le petit frère a flairé si vite qu'il y a un fantôme... bref les 20 premières minutes sont catastrophiques, sans parler du jeu très nippon des acteurs. Une fois les caméras implantées dans la chambre, les phénomènes paranormaux se succèdent et réussissent à nous faire sauter avec plus ou moins de brio, avec une montée en sauce crescendo sur la fin.
Au delà des mécanismes des films d'horreur, quel est le propos qui justifie la manifestation violente du spectre ? on n'en saura pas plus à la fin. On a juste à faire à un méchant fantôme venu des Etats Unis. Un peu faiblard comme scénario mais Tokyo night reste tout de même efficace et plaira certainement aux amateurs des paranormal activity.
6/10