Le "Frelon vert" adapté par un français bien de chez nous, inventeur de l'effet bullet time, clippeur officiel de Bjork sur ses premiers albums, il a aussi réalisé "Je danse Le Mia" pour IAM, un réalisateur cool et funky à qui l'on doit les films tout aussi décalés comme "HUMAN NATURE, ETERNAL SUNSHINE of a SPOTLESS MIND" et "BE KIND REWIND", un homme qui réinvente le cinéma à sa manière sans compromis, ni chichis, le bien nommé Michel Gondry.
The Green Hornet était au départ une série qui est devenue culte grâce à la participation de Bruce Lee dans le rôle de Kato. D'ailleurs ça sera sa seule participation dans un projet 100% américain. C'est l'histoire d'un duo de justiciers masqués qui combattent le crime à grand renfort de gadgets hyper sophistiqués "fait maison". Tout un programme qui peut appâter les adolescents et amateurs de films de super héros, mais que fait Michel Gondry dans un projet blockbuster qui n'a rien en commun avec le style intimiste et personnel de ses précèdents oeuvres ? Voir le nom de Gondry aux commandes de ce projet intrigue... mais voir le film est un réel plaisir coupable. Le scénario, à défaut d'être inventif, ne se prend jamais au premier degré, mêlant action, humour, différences culturelles, et gadget gros budget. Gondry injecte son style décalé qui donne au film, un ton très particulier, aidé par un Christophe Waltz (la révélation de Inglorious Bastards) toujours aussi vilain. Je donne un 8/10 bien mérité.
Le point noir dans ce tableau c'est la 3D qui ne sert à rien. J'ai payé 3€ supplémentaires pour avoir des lunettes mais je n'ai pas vu un seul effet 3D dans ce film, sauf pour le générique de fin. C'est de l'arnaque totale.
Le passage où Kato décapsule les bières avec ses mains aurient pu bénéficier des effets 3D sympa mais RIEN. Si vous pouvez aller le voir dans une salle sans 3D, vous économiserez 3€.