C'est sûr qu'il faut calibrer ce genre de série B et c'est ce que fait Aja en visant ce film pour les ados boutonneux en manque de coït d'outre atlantique et d'ailleurs. Piranha 3D fait partie de ces films qui contient les bons ingrédients pour faire une bonne série B (prétexte à faire couler du sang, des nichons, des fesses, des belles blondasses en string et des méchants piranhas qui arrachent les bites en 3D) mais qui foirent parce que la réalisation est maladroite. Aja est certainement plus à l'aise à la campagne (Haute Tension) ou dans le désert (Les collines...) mais dans l'eau, il coule le bougre.
On décroche du film à maintes reprises à cause des situations ridicules et d'une mise en scène débile à la Max Pecas. Spoiler : Le film s'ouvre sur une horde de piranhas numériques (mal fait au passage) déchiqueter un pauvre pécheur, on se dit ça s'annonce mal. La suite va confirmer cette impression. Quand vous devez traverser sur une corde d'un bateau à l'autre sans toucher l'eau, que ferez vous ? Ici ils grimpent sur une corde à 4 personnes en même temps. Il me paraît tout à fait normal de se faire bouffer par des piranhas quand on n'a une huître à la place du cerveau. A moins de vouloir faire un film comique pour débiles, ce qui n'est pas vraiment le cas vu le sérieux de la première partie du film, on peut dire que Alexandre Aja a bien foiré son piranha 3D. Quand on n'a pas les pieds marins, il vaut mieux rester sur terre.
Quand je vois Télérama attribuer 4 étoiles en citant :
Tous ces corps américains parfaitement lisses, gonflés d'hormones et d'arrogance, déchiquetés avec raffinement par un jeune Français ! L'ironie, pour le coup, ne manque pas de mordant.
Je dis que chez télérama, il y a un nid d'intéllos binoclards, nombrilistes et chauvins, juste capable d'écrire des choses qu'ils ne comprennent pas eux mêmes. Ils sont bon à être jetés aux piranhas.
Même James Cameron a craché sur la réalisation de Piranha 3D en expliquant que ça dévalorise la 3D quand le film est nul, il n'a pas tort :
"En fait, j'irais même plus loin et vous dirais que... Je prends soin de ne jamais ou presque tailler un costard à d'autres films, mais là, nous sommes face au parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire en 3D. Cela ne fait que baisser sa moyenne qualitative et vous rappelle les mauvais films d'horreur en 3D des années 70 et 80. Quand leur niveau de créativité était au plus bas et qu'on sentait leur dernier souffle, ils faisaient une version 3D pour récupérer les dernières gouttes de sang du navet. Et c'est ce qu'il se passe maintenant avec la 3D. » Vive James Cameron !